Eric op RTBF première
20Oct10
Eric Van Rompuy, député flamand CD&V, ne comprend pas le rejet si rapide de la note De Wever par les francophones. Il constate actuellement une grande méfiance entre partis et plaide pour un temps mort dans les négociations afin d’évaluer les conséquences de l’un ou l’autre modèle de financement.
Pour Eric Van Rompuy, invité de l’émission Matin Première, l’entrée des libéraux à la table des négociations ne changerait rien. Ce sont les deux grands partis du nord et du sud (NV-A et PS) qui doivent trouver un moyen de rétablir la confiance pour entamer les négociations sur le fond.
Ecolo, PS et cdH ont affirmé ce lundi que gouverner sans la NV-A restait malgré tout une option, mais le député flamand rejette cette idée : “Ce n’est pas une option pour le CD&V qui a perdu les élections. Dans les sondages, la NV-A est à 33%, nous sommes à 18%. Nous ne rentrerons jamais dans un gouvernement sans une grande réforme de l’Etat et c’est essentiel que la NV-A y participe. Les francophones ne doivent se faire aucune illusion, nous ne sommes pas les flamands de service pour un gouvernement qui sera dirigé par les francophones”, a-t-il rétorqué. Les choses sont claires.
Les réactions francophones, un théâtre Kabuki
Dimanche, les francophones ont rejetés la note de De Wever, alors que le leader de la NV-A y voyait un compromis “acceptable”. Mais les mots ont fusé du côté francophones, ils ont jugé le document d’“inacceptable”, “partiale et déséquilibré”, “risible”...
Paul Magnette (PS) a un peu tempéré, lundi sur les ondes de la VRT. La note présentée dimanche par Bart De Wever en tant que “clarificateur” est à 90% le texte du préformateur, Elio Di Rupo. Seuls les derniers 10% émanent de Bart De Wever et posent problème aux francophones, a-t-il affirmé.
Mais pour Eric Van Rompuy, c’en est trop : “Tout ce verbalisme, toutes ces insultes, je me sens parfois dans une théatre kabouki, un théatre japonais où l’on s’insulte continuellement”, dit-il, n’épargnant pas Elio Di Rupo : “Di Rupo était un homme d’Etat et je ne comprends pas sa réaction immédiatement après la note de De Wever, il se comporte de plus en plus comme le chef de file des hommes politiques francophones et j’ai l’impression qu’il est devenu un guerrier leader des francophones qui se prépare à une bataille électorale”, a ajouté le député.
Une trêve dans les négociations
Pour Eric Van Rompuy, de nouvelles élections ne résoudront rien et dit appréhender cette possibilité : “J’ai peur de cette hypothèse parce que ce ne seront pas des élections normales mais un référendum sur la Belgique et il y aura une polarisation énorme des opinions publiques”. Pour le député flamand, après de nouvelles élections les problèmes seront les mêmes mais “l’hypothèse de la fin de la Belgique sera beaucoup plus proche parce que le programme de la NV-A, à terme, c’est la fin de la Belgique”, souligne-t-il.
“Moi maintenant je plaide pour une trêve, il ne faut pas nommer immédiatement quelqu’un de nouveau. Le problème essentiel de la note De Wever c’est son modèle de financement, là, aucun doute : tous les partis flamands veulent une augmentation de l’autonomie fiscale basée sur l’impôt des personnes physiques mais il faut demander à des experts extérieurs pour vérifier, pour dire exactement les conséquences de l’un ou l’autre modèle de financement”, a ajouté Eric Van Rompuy.
Eric Van Rompuy, Vlaams parlementslid voor CD&V, vindt dat PS-voorzitter Elio Di Rupo zich meer en meer als “een Franstalige krijgsheer” gaat gedragen die zich voorbereidt op een stembusslag. Dat heeft hij vandaag gezegd op de RTBF-radio. Volgens Van Rompuy laat Di Rupo zich opjutten door Olivier Maingain van het FDF. CD&V stelt zich dan ook vragen bij de mogelijkheid dat de PS-voorzitter eerste minister wordt, stelt de gewezen Vlaams minister en inwoner van de Brusselse rand.
CD&V stapt overigens pas in een regering als die een staatshervorming doorvoert waaraan ook de N-VA, als grote winnaar van de verkiezingen, haar medewerking verleent. Als de Franstaligen geloven dat een regering zonder N-VA mogelijk is, dan dwalen ze, meent Van Rompuy. Hij waarschuwt dat CD&V niet de rol van “de Vlamingen van dienst” zal spelen in een regering die geleid wordt door Franstaligen.
Zowel PS als N-VA bereidt zich voor op nieuwe verkiezingen, vreest Van Rompuy, en die zouden neerkomen op een referendum over België. Daarom pleit hij voor een pauze in de onderhandelingen, die de juiste experten moet toelaten de gevolgen te berekenen van de verschillende voorstellen voor een aanpassing van de financieringswet, gebaseerd op de personenbelasting.
VILLA POLITICA
Interview van Eric Van Rompuy met Linda Dewin over de regeringsonderhandelingen
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