Clash Eric Van Rompuy/Philippe Geluck (2)
09Nov10
In de Franstalige media is een hele rel ontstaan over mijn clash met Philippe Geluck in de RTBF-uitzending Mise au Point. Deze “humoriste” en dessinateur du CHAT geeft deze maand een liveshow in Brussel “Je vais le dire à ma mère” waarin hij de Vlamingen poogt te ridiculiseren. “Het Nederlands wordt maar gesproken door 0,04 % van de wereldbevolking. Wat hebben die Nederlandstaligen te betekenen buiten wat de Franstaligen te ergeren en te pesten?”
Philippe Geluck remonte sur les planches et se lâche. Inspiré par son altercation avec Eric Van Rompuy, sur le plateau de Mise au point, au sujet d’un hypothétique partage de la Côte belge, l’humoriste en remet une couche sur la Flandre et les Flamands. La RTBF a suivi une répétition de son spectacle intitulé « Je vais le dire à ma mère », qui se jouera au Magic Land théâtre, du 9 au 27 novembre.
Sur son site, la RTBF dévoile le nouveau one-man-show de Philippe Geluck dans lequel ce dernier compare entre autres la Belgique à l’Afrique du Sud.
L’humoriste ironise aussi sur l’importance du flamand dans le monde : « 0,04 % » des langues parlées dans le monde, « à quoi ça sert sinon à faire chier les Wallons ? ».
Le ton est donné !
Geluck : « Pas anti-Flamand, anti-extrémiste »
A la veille de dévoiler son seul en scène, Je vais le dire à ma mère, au Magic Land Théâtre, Philippe Geluck regrette que la RTBF ait remis un peu d’huile sur le feu, suite à son clash avec Eric Van Rompuy dans l’émission Mise au Point il y a deux semaines sur la RTBF.
Dimanche soir, le JT de la Une diffusait un reportage sur le spectacle du dessinateur, un sujet de quelques minutes dont on ressortait avec le sentiment que Je vais le dire à ma mère s’annonce clairement anti-flamand. « Ce n’est pas du tout le ton du spectacle, se défend Geluck. Comme souvent, on a pris le truc qui fâche. »
Un extrait de sketch voit l’auteur du Chat tenter d’expliquer le fonctionnement de la Belgique à Michel Drucker, et pour ce faire, comparer notre petit pays à l’Afrique du Sud : « Au départ, dans un paradis terrestre, vivaient des petits Wallons tout noirs, noirs à cause du charbon. Ils couraient partout dans la joie et la bonne humeur jusqu’à l’arrivée des méchants colonisateurs blancs, et comme par hasard, quelle langue parlent-ils ? Le néerlandais (…) Dans la population mondiale et les langues parlées, le flamand, c’est 0,04 %. A quoi ça sert si ce n’est à faire chier les Wallons ? »
Une citation provoc, il est vrai, mais « nuancée si on voit le reste du spectacle », rétorque le comédien. « Le sujet ne montre pas le passage où je n’épargne pas non plus les Wallons, décrivant leur façon contemplative de regarder le colonisateur. Ce que je stigmatise dans le spectacle, comme ailleurs, c’est le nationalisme et l’extrémisme. Mais ce qu’on retient c’est “ A quoi sert le flamand ? A faire chier les Wallons.” »
Coécrit par Patrick Chaboud, directeur du Magic Land Théâtre, le spectacle fera la part belle à la Belgique, qui ne peut qu’y laisser quelques plumes. On n’y croisera sans doute pas Eric Van Rompuy.
Je vais le dire à ma mère du 9 au 27 novembre au Magic Land Théâtre, Bruxelles. Tél. 02-245.24.53.
L’écrivain, chroniqueur et humoriste Marcel Sel répond à son homologue Philippe Geluck qui égratigne les Flamands et leur langue dans son dernier spectacle. Une mauvaise réponse aux attaques d’Eric Van Rompuy, estime Marcel Sel.
Le clash entre Eric Van Rompuy et Philippe Geluck sur le plateau de « Mise au point » au sujet de la mer du Nord, il y a une quinzaine de jours, a fait couler pas mal d’encre.
Geluck s’est pourtant défendu dans les colonnes du « Soir » d’avoir usiné un spectacle anti-flamand dans son seul en scène qui se joue en ce moment au Magic Land Théâtre. La RTBF a mis selon lui de l’huile sur le feu en épinglant un extrait qui fâche : celui où l’humoriste compare la Belgique à l’Afrique du Sud et conclut en disant : « A quoi sert le flamand ? A faire chier les Wallons ». Une citation provoc mais « nuancée si on voit le reste du spectacle », assure Geluck.
Dans une « lettre ouverte à Philippe Geluck », publiée sur son blog, Marcel Sel égratigne comme à sa salutaire habitude les pourfendeurs de la liberté d’expression et les « connexions invraisemblables entre les partis traditionnels flamands et des néonazis ». Il dit comprendre la colère de Philippe Geluck et lui donne raison sur certains points : « Tu as révélé une dictature de la pensée, parce que quand on n’a plus le droit de plaisanter sur un sujet, c’est qu’on est entré en dictature. »
Mais, selon Sel, Geluck a franchi la ligne rouge en raillant les Flamands et leur langue. Ce faisant, il donne des arguments à ceux qu’il veut atteindre. Selon lui, « la crise belge n’oppose pas les Flamands et les Francophones. Pas du tout. Elle oppose la démocratie occidentale au nationalisme. Elle oppose les démocrates à l’extrême droite. Elle oppose l’humanisme à l’ethnicisme. » Marcel Sel rejoint là sans le savoir ce que confiait Geluck « Le Soir » : « Ce que je stigmatise dans le spectacle, comme ailleurs, c’est le nationalisme et l’extrémisme », dit-il à Catherine Makereel.
A ce sujet, Marcel Sel entame et termine sa longue lettre à Geluck par une citation tronquée sous forme de devinette : « Sais-tu qui a dit : “La Société des Nations n’est qu’une couverture pour l’infiltration d’opinions organisées par (…) toute la presse juive. La télévision espagnole et le Washington Post, alimentés par ces médias juifs, tentent de faire passer les Allemands pour des racistes qui organisent la discrimination. (…) Les Juifs considèrent les Droits de l’Homme comme étant leur droit de parler yiddish où ça leur chante et d’exporter leur soi-disant culture“ ? »
A la fin de sa (longue) lettre très argumentée et finement rédigée, Marcel Sel avoue avoir remplacé « francophone » par « juif », « flamand » par « allemand », et « les Nations Unies » par « la Société des Nations ». Et lui donne la version originale de ce texte, prononcé devant le Parlement flamand en 2007 par un certain… Eric Van Rompuy.