Clash Eric Van Rompuy/ Philippe Geluck
26Oct10
Op het einde van de RTBF-uitzending Mise au Point had ik een verbale clash met ” le humoriste et dessinateur” Philippe Geluck .Deze is in Franstalig België bekend als gekende tekenaar van ” le CHAT”. Hij poogde in het debat de Vlaamse stellingen te ridiculiseren. Mijn reactie lokte verontwaardiging uit in de Franstalige pers.
Clash Philippe Geluck / Eric Van Rompuy . Druk op de balk hieronder om de video te bekijken
http://www.dhnet.be/cine-tele/television/article/329550/gros-clash-entre-geluck-et-e-van-rompuy-video.html
Sur le plateau de Mise au point de ce dimanche, l’humoriste Philippe Geluck a plaisanté sur une séparation de la côte belge en deux. Une “blague” qui a fait bondir le député flamand CD&V Eric Van Rompuy. Retour sur ce “clash” qui a défrayé la chronique…
Lors du débat politique dominical sur la RTBF, Philippe Geluck a avancé ses idées et son ressenti en tant que personnalité belge établie en France. Le caricaturiste a également joué, comme à son habitude, de son humour pour envisager les découpes possibles de la Belgique en deux.
Un humour qui, de toute évidence, n’a pas plu au député flamand. Ce mardi, dans un entretien au journal Le Soir, Eric Van Rompuy a expliqué qu’avant cette confrontation, il ne connaissait pas l’humoriste : “A vrai dire, je ne connaissais absolument pas Philippe Geluck. Je vois maintenant que c’est un caricaturiste et essayiste. J’ai aussi reçu un mail concernant une interview qu’il a donnée il y a quelques temps à Télé-Moustique. Je constate qu’il était particulièrement négatif à l’égard des Flamands. Sans le savoir, ma réaction était juste”, peut-on lire.
Le sujet a même fait débat auprès des internautes du quotidien qui se sont demandés quelle était la légitimité de la présence de Philippe Geluck dans l’émission politique.
Interrogé par La Libre Belgique sur son humour qui a fait mouche auprès du député flamand, Philippe Geluck a répondu que “Monsieur Van Rompuy ne devait pas rire tous les jours”.
Visionnez le passage complet de cet incident et le sujet du JT s’y rapportant.
Ik kende Geluck absoluut niet en wist niet of hij humoristisch was of het ernstig meende toen hij in Mise au Point meende de Vlamingen te moeten belachelijk maken.Vandaag kreeg ik echter een interview toegestuurd dat deze “humorist” gaf aan het tijdschrift TéléMoustique enkele maanden terug. Wie dit leest weet wat hij echt denkt over de Vlamingen…
“Si une majorité de Flamands veut foutre le camp, qu’elle foute le camp!
Philippe Geluck , le dessinatuer du Chat était un unitariste jusqu’ici convaincu, imprégné qu’il était par la grâce biculturelle dont bénéficiait notre petit pays. Mais les comportements d’une certaine Flandre ont tout chamboulé: “J’ai passé ma jeunesse et le début de ma vie d’adulte à Bruxelles. Puis j’ai longtemps habité en Wallonie, où j’ai peut-être moins perçu ce qui se tramait réellement au nord du pays. Récemment, je suis revenu habiter à Bruxelles. Cette plus grande proximité avec la Flandre d’aujourd’hui m’a ouvert les yeux. Je ressens plus fortement le virage qu’ont pris trop de Flamands. Et ce que je vois est détestable. Inconciliable, en tout cas, avec ma conception du vivre ensemble, et même de la démocratie. Ma déception est immense.” Et le coup de sang est à la hauteur du désenchantement.
Récemment, vous déclariez dans un quotidien que “ce qui faisait la spécificité et la richesse de la Belgique est devenu sa principale raison de se séparer”.
Philippe Geluck - Oui. La vraie Belgique, celle de la diversité, du mixage linguistique et culturel, représente quelque chose pour moi. J’ai toujours dit et je continue de dire que j’aime la culture flamande et les Flamands. Mais quand la Flandre me crache constamment au visage, ça va comme ça. Disons que je suis patriote. Mais le patriotisme, c’est l’amour des autres. Le nationalisme, c’est la haine des autres. Je suis très triste de voir qu’au nord de mon pays, il y a de moins en moins de patriotes et de plus en plus de nationalistes.
Ils le sont tous?
On nous dit qu’une majorité de Flamands tient encore à ce que j’aime dans la Belgique. Mais alors, j’aimerais bien qu’ils me le montrent! Or, c’est tout le contraire qui se passe. Qu’ils me le montrent le 13 juin par les urnes. Qu’ils me le disent dans la presse. Qu’ils me le montrent en arrêtant toutes ces mesures “anti-francophones”. Qu’ils me le montrent en arrêtant de participer par dizaines de milliers au Gordel, cette “promenade” cycliste autour de Bruxelles. Des pères et mères de famille avec leurs enfants font le tour de Bruxelles à vélo, pour bien dire aux Bruxellois francophones: vous êtes nos prisonniers, on vous encercle! Sous couvert d’une randonnée familiale, c’est une manifestation de mépris et de haine.
Vous rejoignez donc Olivier Maingain, qui a comparé certaines pratiques flamandes avec celles de l’Occupation allemande?
Je trouve qu’il y a des parallèles. Il faut voir ce qui se passe sur le terrain, en Flandre. Quand la commune d’Overijse organise un bureau de délation anti-francophone, ça doit quand même nous rappeler quelque chose. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout est écrit. Que des intellectuels flamands ou des autorités se mobilisent pour organiser l’exclusion, puis en fassent des écrits. Cette manière d’étouffer Bruxelles en la sous-finançant pour en faire un objet de chantage, ils l’ont écrite! La “doctrine Maddens”, du nom de ce professeur d’université de la KUL qui préconise d’assécher l’Etat fédéral de ses ressources pour que, finalement, les francophones soient demandeurs de plus d’autonomie, c’est un écrit. Des décrets comme le “Wooncode” sont des mesures d’exclusion de type raciste, et c’est écrit! Tous ces écrits font froid dans le dos. Comme Mein Kampf aurait dû alerter l’opinion internationale. Tout était écrit!
Et s’est réalisé...
Les Flamands pourraient encore empêcher la réalisation de ces doctrines d’exclusion et de haine par voie démocratique. Mais le pire, c’est que certains veulent vraiment les réaliser. C’est ça qui est devenu irrespirable. En Flandre, les nationalistes et les extrémistes tiennent le gouvernail. Et négocier avec ces gens-là, c’est entrer dans leur logique. Si vous faites une concession pour montrer votre bonne volonté, ils la saisissent puis exigent le truc suivant en inventant d’autres exclusions pour mettre la pression. On ne peut pas entrer dans cet engrenage. C’est pour cela qu’il faut changer la Constitution, et y inscrire la possibilité de faire des référendums.
Pour définitivement poser aux Flamands la question de la rupture avec la Belgique francophone?
Oui. Si c’est non à la rupture, il faudra qu’ils en déduisent une série de choses: le respect des solidarités, des minorités et des droits humains fondamentaux qu’ils ne respectent pas pour l’instant. Si c’est oui, il faudra que les démocrates flamands se demandent où commence et où s’arrête la solidarité au sein d’une Flandre devenue indépendante. Après s’être désolidarisés des francophones, que feront-ils si une partie de la Flandre est plus pauvre qu’une autre? Ils vont aussi l’exclure pour ne conserver qu’une Flandre triomphante? Ça peut aller loin, ce genre de logique. Ça peut aller jusqu’à une logique de sous-citoyens. C’est là que ça rejoint la logique du IIIe Reich.
Le 13 juin, la N-VA pourrait devenir le premier parti flamand. Quelle serait votre réaction?
Je commencerai à regarder les annonces immobilières à l’étranger. Sans déconner! Ces gens me glacent. Est-ce que je pourrai encore vivre dans un pays où des nationalistes et des néo-fachos du Vlaams Belang façonnent les mentalités? Est-ce que, comme les Juifs dans les années 1930, je ne dois pas me dire: il est temps de quitter l’Allemagne?
Vous seriez prêt à entamer un processus de séparation dès maintenant?
Moi, je suis un démocrate. Si une majorité de Flamands dit qu’elle veut foutre le camp, eh bien qu’elle foute le camp! Nous signerons l’acte de séparation. Mais pas à n’importe quel prix. Vous avez votre indépendance, mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. Ce qui assure donc un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, via Rhode-Saint-Genèse et quelques kilomètres carrés de forêt de Soignes, au sud de Bruxelles, où les arbres ne parlent aucune langue. S’ils veulent qu’on respecte leur volonté d’indépendance, il faudra aussi qu’ils respectent le vou d’une majorité de francophones: vivre dans un autre espace que le leur. Mais avec une grosse nuance par rapport à la Flandre actuelle: les démocrates flamands seront les bienvenus dans cette nouvelle Belgique. Et ils seront respectés dans leur identité linguistique.
Vous avez le sentiment d’un énorme gâchis?
Tout ça m’attriste. Je parle les deux langues, je crois en la richesse de l’intégration des cultures. Mais aujourd’hui, trop de Flamands se fichent de cela. Vous pouvez être parfait bilingue, ouvert à leur culture, vous serez toujours le francophone à exclure. Une fois de plus, malheureusement, on peut refaire un parallèle avec ce qui s’est produit en Allemagne: vous aviez beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C’est là qu’on est dans l’apartheid, le racisme, la haine de l’autre. Tout ça m’est odieux.
TéléMoustique