31Oct10
Het is vandaag de verjaardag van Herman (geboren op 31 oktober 1947). Deze week verscheen zijn achtste boek, deze keer samen met VRT-journaliste Kathleen Cools.
Zijn eerste boek verscheen in mei 1979 met als titel “Op de kentering der tijden”. Het was een getuigenis van een dertiger opgedragen aan Geertrui “voor de rustige vastheid die ik vond” en aan mijn ouders “uit dankbaarheid”.
Het valt mij op dat zijn denken in al die jaren een grote continuïteit blijft vertonen. Hij schreef 31 jaar terug: “Hoe dikwijls valt het velen niet op hoe het pessimisme het overheersend tijdsgevoel is, nog versterkt door de economische crisis. Een getuigenis van een dertiger kan hier niet aan voorbijgaan, maar boven de machteloosheid uit wil dit boek een oproep zijn tot vitalisme en levensdrift. De dertigers zullen hun lot in eigen handen moeten nemen, zonder steun van historische voorbeelden, bouwend op de eenvoudige waarden zoals eerlijkheid, trouw, dankbaarheid, vriendschap .Een “nieuwe mens” tot stand brengen zonder raken aan de democratie: dat is de uitdaging.”
In de wereld van Herman Van Rompuy gaat hij in dialoog met Kathleen Cools en poogt hij een antwoord te geven op de grote vragen van vandaag. Geen enkel thema wordt geschuwd: geluk en onbehagen, normen en waarden, huwelijk en liefde, de Belgische politiek, Europa en de identiteit, geloof en Kerk, vrouwen en mannen, economie en rechtvaardigheid. Het is terug een boek dat u elke bladzijde doet nadenken met steeds weer verrassende inzichten.
In De Zevende Dag werd het boek voorgesteld.
Klik hieronder om de reportage te herbekijken.
http://www.deredactie.be/permalink/1.895056
26Oct10
Op het einde van de RTBF-uitzending Mise au Point had ik een verbale clash met ” le humoriste et dessinateur” Philippe Geluck .Deze is in Franstalig België bekend als gekende tekenaar van ” le CHAT”. Hij poogde in het debat de Vlaamse stellingen te ridiculiseren. Mijn reactie lokte verontwaardiging uit in de Franstalige pers.
Clash Philippe Geluck / Eric Van Rompuy . Druk op de balk hieronder om de video te bekijken
http://www.dhnet.be/cine-tele/television/article/329550/gros-clash-entre-geluck-et-e-van-rompuy-video.html
Sur le plateau de Mise au point de ce dimanche, l’humoriste Philippe Geluck a plaisanté sur une séparation de la côte belge en deux. Une “blague” qui a fait bondir le député flamand CD&V Eric Van Rompuy. Retour sur ce “clash” qui a défrayé la chronique…
Lors du débat politique dominical sur la RTBF, Philippe Geluck a avancé ses idées et son ressenti en tant que personnalité belge établie en France. Le caricaturiste a également joué, comme à son habitude, de son humour pour envisager les découpes possibles de la Belgique en deux.
Un humour qui, de toute évidence, n’a pas plu au député flamand. Ce mardi, dans un entretien au journal Le Soir, Eric Van Rompuy a expliqué qu’avant cette confrontation, il ne connaissait pas l’humoriste : “A vrai dire, je ne connaissais absolument pas Philippe Geluck. Je vois maintenant que c’est un caricaturiste et essayiste. J’ai aussi reçu un mail concernant une interview qu’il a donnée il y a quelques temps à Télé-Moustique. Je constate qu’il était particulièrement négatif à l’égard des Flamands. Sans le savoir, ma réaction était juste”, peut-on lire.
Le sujet a même fait débat auprès des internautes du quotidien qui se sont demandés quelle était la légitimité de la présence de Philippe Geluck dans l’émission politique.
Interrogé par La Libre Belgique sur son humour qui a fait mouche auprès du député flamand, Philippe Geluck a répondu que “Monsieur Van Rompuy ne devait pas rire tous les jours”.
Visionnez le passage complet de cet incident et le sujet du JT s’y rapportant.
Ik kende Geluck absoluut niet en wist niet of hij humoristisch was of het ernstig meende toen hij in Mise au Point meende de Vlamingen te moeten belachelijk maken.Vandaag kreeg ik echter een interview toegestuurd dat deze “humorist” gaf aan het tijdschrift TéléMoustique enkele maanden terug. Wie dit leest weet wat hij echt denkt over de Vlamingen…
“Si une majorité de Flamands veut foutre le camp, qu’elle foute le camp!
Philippe Geluck , le dessinatuer du Chat était un unitariste jusqu’ici convaincu, imprégné qu’il était par la grâce biculturelle dont bénéficiait notre petit pays. Mais les comportements d’une certaine Flandre ont tout chamboulé: “J’ai passé ma jeunesse et le début de ma vie d’adulte à Bruxelles. Puis j’ai longtemps habité en Wallonie, où j’ai peut-être moins perçu ce qui se tramait réellement au nord du pays. Récemment, je suis revenu habiter à Bruxelles. Cette plus grande proximité avec la Flandre d’aujourd’hui m’a ouvert les yeux. Je ressens plus fortement le virage qu’ont pris trop de Flamands. Et ce que je vois est détestable. Inconciliable, en tout cas, avec ma conception du vivre ensemble, et même de la démocratie. Ma déception est immense.” Et le coup de sang est à la hauteur du désenchantement.
Récemment, vous déclariez dans un quotidien que “ce qui faisait la spécificité et la richesse de la Belgique est devenu sa principale raison de se séparer”.
Philippe Geluck - Oui. La vraie Belgique, celle de la diversité, du mixage linguistique et culturel, représente quelque chose pour moi. J’ai toujours dit et je continue de dire que j’aime la culture flamande et les Flamands. Mais quand la Flandre me crache constamment au visage, ça va comme ça. Disons que je suis patriote. Mais le patriotisme, c’est l’amour des autres. Le nationalisme, c’est la haine des autres. Je suis très triste de voir qu’au nord de mon pays, il y a de moins en moins de patriotes et de plus en plus de nationalistes.
Ils le sont tous?
On nous dit qu’une majorité de Flamands tient encore à ce que j’aime dans la Belgique. Mais alors, j’aimerais bien qu’ils me le montrent! Or, c’est tout le contraire qui se passe. Qu’ils me le montrent le 13 juin par les urnes. Qu’ils me le disent dans la presse. Qu’ils me le montrent en arrêtant toutes ces mesures “anti-francophones”. Qu’ils me le montrent en arrêtant de participer par dizaines de milliers au Gordel, cette “promenade” cycliste autour de Bruxelles. Des pères et mères de famille avec leurs enfants font le tour de Bruxelles à vélo, pour bien dire aux Bruxellois francophones: vous êtes nos prisonniers, on vous encercle! Sous couvert d’une randonnée familiale, c’est une manifestation de mépris et de haine.
Vous rejoignez donc Olivier Maingain, qui a comparé certaines pratiques flamandes avec celles de l’Occupation allemande?
Je trouve qu’il y a des parallèles. Il faut voir ce qui se passe sur le terrain, en Flandre. Quand la commune d’Overijse organise un bureau de délation anti-francophone, ça doit quand même nous rappeler quelque chose. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout est écrit. Que des intellectuels flamands ou des autorités se mobilisent pour organiser l’exclusion, puis en fassent des écrits. Cette manière d’étouffer Bruxelles en la sous-finançant pour en faire un objet de chantage, ils l’ont écrite! La “doctrine Maddens”, du nom de ce professeur d’université de la KUL qui préconise d’assécher l’Etat fédéral de ses ressources pour que, finalement, les francophones soient demandeurs de plus d’autonomie, c’est un écrit. Des décrets comme le “Wooncode” sont des mesures d’exclusion de type raciste, et c’est écrit! Tous ces écrits font froid dans le dos. Comme Mein Kampf aurait dû alerter l’opinion internationale. Tout était écrit!
Et s’est réalisé...
Les Flamands pourraient encore empêcher la réalisation de ces doctrines d’exclusion et de haine par voie démocratique. Mais le pire, c’est que certains veulent vraiment les réaliser. C’est ça qui est devenu irrespirable. En Flandre, les nationalistes et les extrémistes tiennent le gouvernail. Et négocier avec ces gens-là, c’est entrer dans leur logique. Si vous faites une concession pour montrer votre bonne volonté, ils la saisissent puis exigent le truc suivant en inventant d’autres exclusions pour mettre la pression. On ne peut pas entrer dans cet engrenage. C’est pour cela qu’il faut changer la Constitution, et y inscrire la possibilité de faire des référendums.
Pour définitivement poser aux Flamands la question de la rupture avec la Belgique francophone?
Oui. Si c’est non à la rupture, il faudra qu’ils en déduisent une série de choses: le respect des solidarités, des minorités et des droits humains fondamentaux qu’ils ne respectent pas pour l’instant. Si c’est oui, il faudra que les démocrates flamands se demandent où commence et où s’arrête la solidarité au sein d’une Flandre devenue indépendante. Après s’être désolidarisés des francophones, que feront-ils si une partie de la Flandre est plus pauvre qu’une autre? Ils vont aussi l’exclure pour ne conserver qu’une Flandre triomphante? Ça peut aller loin, ce genre de logique. Ça peut aller jusqu’à une logique de sous-citoyens. C’est là que ça rejoint la logique du IIIe Reich.
Le 13 juin, la N-VA pourrait devenir le premier parti flamand. Quelle serait votre réaction?
Je commencerai à regarder les annonces immobilières à l’étranger. Sans déconner! Ces gens me glacent. Est-ce que je pourrai encore vivre dans un pays où des nationalistes et des néo-fachos du Vlaams Belang façonnent les mentalités? Est-ce que, comme les Juifs dans les années 1930, je ne dois pas me dire: il est temps de quitter l’Allemagne?
Vous seriez prêt à entamer un processus de séparation dès maintenant?
Moi, je suis un démocrate. Si une majorité de Flamands dit qu’elle veut foutre le camp, eh bien qu’elle foute le camp! Nous signerons l’acte de séparation. Mais pas à n’importe quel prix. Vous avez votre indépendance, mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. Ce qui assure donc un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, via Rhode-Saint-Genèse et quelques kilomètres carrés de forêt de Soignes, au sud de Bruxelles, où les arbres ne parlent aucune langue. S’ils veulent qu’on respecte leur volonté d’indépendance, il faudra aussi qu’ils respectent le vou d’une majorité de francophones: vivre dans un autre espace que le leur. Mais avec une grosse nuance par rapport à la Flandre actuelle: les démocrates flamands seront les bienvenus dans cette nouvelle Belgique. Et ils seront respectés dans leur identité linguistique.
Vous avez le sentiment d’un énorme gâchis?
Tout ça m’attriste. Je parle les deux langues, je crois en la richesse de l’intégration des cultures. Mais aujourd’hui, trop de Flamands se fichent de cela. Vous pouvez être parfait bilingue, ouvert à leur culture, vous serez toujours le francophone à exclure. Une fois de plus, malheureusement, on peut refaire un parallèle avec ce qui s’est produit en Allemagne: vous aviez beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C’est là qu’on est dans l’apartheid, le racisme, la haine de l’autre. Tout ça m’est odieux.
TéléMoustique
24Oct10
Deze morgen nam ik deel aan Mise au Point met als thema “Le grand fossé”. Het debat volgde op een interview met Siegfried Bracke, die er als een volleerd jezuïet alles aan deed om de slaagkansen van Vande Lanotte te hypothekeren. “Le N.VA se méfie de Vande Lanotte.” Bij het debat over de cijfers van de financieringswet citeerde Bracke zelfs Churchill “die enkel cijfers geloofde die hijzelf had getrukeerd” verwijzend naar Vande Lanotte als minister van Begroting onder paars.
Zelf poogde ik in enkele zinnen duidelijk te maken (een onmogelijke opgave) dat een wijziging van de financieringswet, die de regio’s een hoge mate van fiscale verantwoordelijkheid geeft, niet noodzakelijk neutraal is voor de budgetten van de deelstaten en de centrale overheid. Solidariteitsmechanismen kunnen in zekere mate sommige negatieve gevolgen voor de inkomsten van bepaalde regio’s vermijden maar een win-win situtie voor iedereen is een illusie. Dat zullen de modellen van de Nationale Bank en het Planbureau ongetwijfeld ook uitwijzen. Budgettaire neutraliteit is op termijn ook niet de bedoeling. Meer autonomie wil zeggen meer responsabilisering en “self reliance”. De Franstaligen blijven bang van fiscale autonomie en Frank Vandenbroucke heeft hen gesterkt in deze overtuiging. Zolang er geen akkoord komt over deze fiscale responsabilisering zal de impasse over de toekomst van België en de staatshervorming blijven voortduren. Tijdens het debat viel het mij op dat ook Philippe Mourreaux moest erkennen dat altijd iemand de factuur moet betalen. Zo stelde ik hem de vraag wie de 500 miljoen extra voor Brussel voor zijn rekening zal nemen .“Daar heeft de centrale schatkist blijkbaar wel het geld voor!” zei ik waarop de PS’er toegaf dat een wijziging van de financieringswet nooit neutraal zal zijn.
Bij het verlaten van de studio’s en horend wat ook op de Zevende Dag is gezegd is “le grand fosse” dit weekend nog maar eens vergroot.Ik kreeg het verwijt dat ik te scherp was in het debat maar als een grondige hervorming na 3,5 jaar nog steeds stuit op het onbegrip van de Franstaligen zou je er de moed bij verliezen.” Hopeloos” zei een notoir edorialist van een Vlaamse krant mij na het debat en ook een franstalige “eminence grise” van de PS noemde zich “très pessimiste”. Staan we weer voor een mission impossible. En wat dan?
23Oct10
Toespraak Herman Van Rompuy ter gelegenheid van de 70ste herdenking van de Meidagen in Vinkt
(22 oktober 2010)
Op 27 mei 1940 was wijlen mijn vader 17. Hij stond hier op de wei in Vinkt. Hij bereidde zich voor op de executie zoals tientallen anderen.
Maar door een plotse beslissing van de Duitsers kon hij met andere niet-Vinktenaren naar huis. Zijn vader stond al dagen op de uitkijk wachtend op de terugkeer van zijn oudste zoon. Achttien jaar later vertelde hij het verhaal van de tragedie van Vinkt aan zijn kinderen op een avond in het toenmalig Belgisch Congo. Ik zie hem dat nog vertellen aan zijn tienjarige oudste zoon en de anderen. Het zou hem tekenen voor het leven. Ik ben hier deze namiddag om bij u te zijn op die zeventigste verjaardag. Om die eenvoudige reden.
Het blijft onbegrijpelijk hoe slecht mensen voor mekaar kunnen zijn en hoe slecht men hen kan maken. Angst om het eigen leven kunnen de moord op eenvoudige onschuldige mannen en vrouwen van een landelijk dorp in Vlaanderen nooit verantwoorden.
Maar vandaag denken we niet aan de moordenaars maar aan de lieve doden. Na hen zouden er nog miljoenen volgen tot in 1945 aan de barbarij een einde kwam. Het was het begin van een verschrikking.
Europa is tot stand gekomen om nooit meer ‘Vinkt’ mee te maken. De Unie heeft een einde gemaakt aan de schijn van een schaduw van oorlog tussen Duitsland, Frankrijk en Groot-Brittannië. Ik ben geboren in 1947 en voor mijn generatie is er nooit oorlog geweest. We vergeten het niet omdat onze ouders erover konden vertellen of hun eigen verhaal hadden. Voor onze kinderen is de oorlog nog verder af. Zij kunnen vergeten dat mensen tegen mekaar kunnen opgezet worden, dat anderen als minderwaardig kunnen aanzien worden, dat volkeren belangrijker zijn dan mensen. Elke mens telt. Elke mens is gelijkwaardig aan de andere. Wees voor anderen wat je wil dat zij voor jou zouden zijn. Dat is geen naïeve visie. Het is de enige manier om te overleven en om zelf gelukkig te zijn. De liefde moet sterker zijn dan de macht, zeker de brutale macht.
Door ‘Europa’ konden wij opnieuw normale mensen zijn die samen werken, samen bouwen aan een toekomst. De Unie is het werk van verzoening en solidariteit. Natuurlijk willen wij welvaart en welzijn en ook daarvoor hebben wij Europa nodig maar zonder die ziel van samenwerking tussen volkeren is er geen Europese gedachte.
Nous sommes ici cet après-midi pour être avec nos morts. Ils n’ont pas disparu de notre mémoire ni des cœurs de leurs familles. Nous sommes ici pour les faire renaître cet après-midi d’automne.
Europe was build on the graves of these deaths - and of millions and millions of others. Europe is a work of peace and reconciliation. It is the most generous idea for decades and even centuries. European unification made war impossible. War is the opposite of human dignity.
Het volk van Vinkt is edelmoedig. Ik hoor de ‘spekpater’ nog vertellen hoe hij hier na de oorlog predikte voor zijn Duitse rugzakpriesters en hoe hier de vrijgevigheid van deze zo getroffen gemeente tegenkwam. Wij mogen nooit vergeten maar we zijn zoveel groter als we verzoenen en boven ons verdriet en onze woede kunnen uitstijgen.
Onze toekomst, die van ons land, van Europa, van de wereld ligt in samenwerken niet in tegenwerken. Natuurlijk moet elk zijn deel doen, maar indien nodig, moeten wij de eerste stap zetten.
De dood van de mensen van Vinkt en de naburige gemeenten is zinloos. Wij kunnen er alleen een zin aan geven door ervoor te zorgen dat het nooit meer kan gebeuren. En dat is ons gelukt. Dat is een groot teken van hoop. Wij zijn kinderen van de hoop ook op deze droeve dag. De doden verlaten ons niet. De vrede mag ons nooit verlaten.
20Oct10
Eric Van Rompuy, député flamand CD&V, ne comprend pas le rejet si rapide de la note De Wever par les francophones. Il constate actuellement une grande méfiance entre partis et plaide pour un temps mort dans les négociations afin d’évaluer les conséquences de l’un ou l’autre modèle de financement.
Pour Eric Van Rompuy, invité de l’émission Matin Première, l’entrée des libéraux à la table des négociations ne changerait rien. Ce sont les deux grands partis du nord et du sud (NV-A et PS) qui doivent trouver un moyen de rétablir la confiance pour entamer les négociations sur le fond.
Ecolo, PS et cdH ont affirmé ce lundi que gouverner sans la NV-A restait malgré tout une option, mais le député flamand rejette cette idée : “Ce n’est pas une option pour le CD&V qui a perdu les élections. Dans les sondages, la NV-A est à 33%, nous sommes à 18%. Nous ne rentrerons jamais dans un gouvernement sans une grande réforme de l’Etat et c’est essentiel que la NV-A y participe. Les francophones ne doivent se faire aucune illusion, nous ne sommes pas les flamands de service pour un gouvernement qui sera dirigé par les francophones”, a-t-il rétorqué. Les choses sont claires.
Les réactions francophones, un théâtre Kabuki
Dimanche, les francophones ont rejetés la note de De Wever, alors que le leader de la NV-A y voyait un compromis “acceptable”. Mais les mots ont fusé du côté francophones, ils ont jugé le document d’“inacceptable”, “partiale et déséquilibré”, “risible”...
Paul Magnette (PS) a un peu tempéré, lundi sur les ondes de la VRT. La note présentée dimanche par Bart De Wever en tant que “clarificateur” est à 90% le texte du préformateur, Elio Di Rupo. Seuls les derniers 10% émanent de Bart De Wever et posent problème aux francophones, a-t-il affirmé.
Mais pour Eric Van Rompuy, c’en est trop : “Tout ce verbalisme, toutes ces insultes, je me sens parfois dans une théatre kabouki, un théatre japonais où l’on s’insulte continuellement”, dit-il, n’épargnant pas Elio Di Rupo : “Di Rupo était un homme d’Etat et je ne comprends pas sa réaction immédiatement après la note de De Wever, il se comporte de plus en plus comme le chef de file des hommes politiques francophones et j’ai l’impression qu’il est devenu un guerrier leader des francophones qui se prépare à une bataille électorale”, a ajouté le député.
Une trêve dans les négociations
Pour Eric Van Rompuy, de nouvelles élections ne résoudront rien et dit appréhender cette possibilité : “J’ai peur de cette hypothèse parce que ce ne seront pas des élections normales mais un référendum sur la Belgique et il y aura une polarisation énorme des opinions publiques”. Pour le député flamand, après de nouvelles élections les problèmes seront les mêmes mais “l’hypothèse de la fin de la Belgique sera beaucoup plus proche parce que le programme de la NV-A, à terme, c’est la fin de la Belgique”, souligne-t-il.
“Moi maintenant je plaide pour une trêve, il ne faut pas nommer immédiatement quelqu’un de nouveau. Le problème essentiel de la note De Wever c’est son modèle de financement, là, aucun doute : tous les partis flamands veulent une augmentation de l’autonomie fiscale basée sur l’impôt des personnes physiques mais il faut demander à des experts extérieurs pour vérifier, pour dire exactement les conséquences de l’un ou l’autre modèle de financement”, a ajouté Eric Van Rompuy.
Eric Van Rompuy, Vlaams parlementslid voor CD&V, vindt dat PS-voorzitter Elio Di Rupo zich meer en meer als “een Franstalige krijgsheer” gaat gedragen die zich voorbereidt op een stembusslag. Dat heeft hij vandaag gezegd op de RTBF-radio. Volgens Van Rompuy laat Di Rupo zich opjutten door Olivier Maingain van het FDF. CD&V stelt zich dan ook vragen bij de mogelijkheid dat de PS-voorzitter eerste minister wordt, stelt de gewezen Vlaams minister en inwoner van de Brusselse rand.
CD&V stapt overigens pas in een regering als die een staatshervorming doorvoert waaraan ook de N-VA, als grote winnaar van de verkiezingen, haar medewerking verleent. Als de Franstaligen geloven dat een regering zonder N-VA mogelijk is, dan dwalen ze, meent Van Rompuy. Hij waarschuwt dat CD&V niet de rol van “de Vlamingen van dienst” zal spelen in een regering die geleid wordt door Franstaligen.
Zowel PS als N-VA bereidt zich voor op nieuwe verkiezingen, vreest Van Rompuy, en die zouden neerkomen op een referendum over België. Daarom pleit hij voor een pauze in de onderhandelingen, die de juiste experten moet toelaten de gevolgen te berekenen van de verschillende voorstellen voor een aanpassing van de financieringswet, gebaseerd op de personenbelasting.
VILLA POLITICA
Interview van Eric Van Rompuy met Linda Dewin over de regeringsonderhandelingen
DRUK hieronder op de balk:
http://www.deredactie.be/permalink/1.887803
18Oct10
Hierbij mijn reactie vanochtend op de mislukking van Bart De Wever: druk hier op http://www.deredactie.be/permalink/1.886063
CD&V: “Reactie Franstaligen prematuur en impulsief”
Bij aanvang van het partijbureau waren de CD&V’ers unaniem lovend over de tekst van koninklijk verduidelijker Bart De Wever. De reactie van de Franstaligen kon dan weer totaal niet op begrip rekenen. Volgens Vlaams parlementslid en schepen in Zaventem Eric Van Rompuy hebben ze de tekst niet eens gelezen.
“Als je na een half uur al de totale weigering krijgt van een tekst die eigenlijk heel genuanceerd is, dan weet je dat ze al op voorhand neen gingen zeggen”, aldus Van Rompuy. Hij vindt de laatste ontwikkeling een “symptoom van een totaal gebrek aan vertrouwen en de totale kloof tussen de gemeenschappen. Dit land ligt in coma”.
10Oct10
Het waren vanmorgen weer hoogdagen in de televisiestudio’s. Iedereen roept op tot radikale discretie maar intussen probeert elke partij zich te positioneren en profileren alsof morgen verkiezingen voor de deur staan. Het begint te gelijken op zelfdestructie van een politieke klasse. Hallucinant.
Zelf was ik gevraagd door RTL-Controverse om als enige Vlaamse politicus te “debatteren” met Marcourt (PS), Deprez ( MR), Fonck (MR) en Nollet (Ecolo) over de verduidelijkingsopdracht van De Wever. Inzet van het debat: “Que veut Bart De Wever”? “Comment sortir du blocage actuel”?
Ook Bracke (le numéro 2 du N.VA) zat in de RTL-studio’s als gast in de rubriek ” Les Yeux dans les Yeux” en bij het buitengaan kruiste ik Di Rupo die “l’invité” was in het middagjournaal van RTL.
Hebben die debatten en interviews iets bijgebracht aan de oplossing van de blokkering? Neen, integendeel. De Wever staat voor “une mission impossible”. Het vertrouwen is weg en zal tegen 18 oktober niet terugkeren.
Van Franstalige kant wordt er alleen nog gedomoniseerd en De Wever zegt zelf dat een akkoord nog ” lichtjaren” verwijderd is. “Le clarificateur” begint aan zijn opdracht met de boodschap dat we in een “catch 22” zitten.
De Franstaligen zeggen in de media wel dat ze nog steeds hopen op een akkoord, maar “off” denken ze dat het niet meer goedkomt. Di Rupo sprak tijdens de zondagjournaals zelfs openlijk over “Wallo-Brux” als een plan B indien de missie De Wever mislukt. Het valt mij ook op dat nieuwe verkiezingen langs Franstalige kant van langs om minder worden uitgesloten. Deze zouden in hun ogen de status kunnen krijgen van een referendum over het voortbestaan van België. Het zou huns inziens duidelijkheid creeëren over de echte bedoelingen van de Vlamingen: ” wint N.VA opnieuw de verkiezingen en wordt BDW terug “incontournable” dan moet Vlaanderen zich maar afscheiden maar de Franstaligen behouden onder de “merknaam” België zowel Wallonië als Brussel en (bij referendum) de zes faciliteitengementen”.
Ook dit weekend draaide de Belgische mallemolen weer verder. Als CD&V geraken we meegesleurd in een polarisatie die ons steeds verder afdrijft van de essentie van ons verhaal: dit land een New Deal bezorgen en ruimte creeëren om de nodige maatregelen te nemen die kunnen oplossingen bieden voor de fundamentele maatschappelijke en sociaal-economische uitdagingen van vandaag.
Dinsdag zei ik dat België in coma ligt. De toestand is ongewijzigd.
05Oct10
Deze morgen gaf ik kommentaar op de recentste crisis op Radio 2. “Ook voor CD&V heeft een staatshervorming zonder fiscale verantwoordelijkheid van de regio’s geen enkele zin. We zijn wel ongelukkig dat N.VA ultimatums lanceert zonder overleg met de andere Vlaamse partijen en eenzijdig het bord totaal wil afvegen van wat wij als CD&V in die 120 dagen in volle Vlaamse loyauteit mee hebben onderhandeld. Het land ligt nu in coma en niemand heeft de remedie om de patiënt terug tot leven te brengen. De franstalige partijen moeten goed weten dat CD&V niet toetreedt tot een federale Regering zonder N.VA en dat van een noodregering Leterme geen sprake is. Het initiatief ligt nu terug bij Bart De Wever en N.VA.”
België klinisch dood” ( Het Laatste Nieuws)
“België ligt in coma. De patiënt is klinisch dood. En het wordt met de dag moeilijker om hem nog te reanimeren.” Dat zegt Eric Van Rompuy (CD&V), de broer van Europees president Herman. “Dit is erger dan de situatie van 2007.” Eric Van Rompuy verwijst naar een uitspraak die Robert Houben, de laatste unitaire voorzitter van CVP/PSC, al in de jaren 70 deed: “België zal niet verdwijnen door de afscheuring van zijn deelgebieden, maar door de onmogelijkheid om nog een federale regering te vormen.” Daar staan we nu erg dicht bij, zegt Van Rompuy. Of België ooit nog ontwaakt uit zijn coma? Eric Van Rompuy heeft er geen goed oog in. “Hoe kan je onderhandelen als je elkaar als leugenaars beschouwt? Bart De Wever moet nu zelf uit zijn pijp komen, maar wat staat hem te wachten? Laten ze hem crashen? Het is ongelofelijk, maar de Franstaligen schatten nog altijd niet in hoezeer het de Vlamingen menens is.”
Mochten er nieuwe verkiezingen komen, dan denken de Franstaligen dat die carrément zullen gaan over het einde of het voortbestaan van België, zegt Van Rompuy. “Voor mij gaat het om de vraag: kunnen we onderhandelen over confederalisme? Zoals het nu toegaat, vrees ik van niet.” (JS)
Op BEL RTL-radio was ik de gast in het ochtendjournaal.
Eric Van Rompuy http://www.rtlinfo.be/videos/filinfo/219589 ( druk hierop om het interview te beluisteren)
“La Belgique cliniquement morte”
Pour le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V), frère du président du Conseil européen Herman Van Rompuy, la Belgique est « un patient en mort clinique ». Il était l’invité de Pascal Vrebos et Barbara Mertens ce matin sur Bel RTL. “Les francophones ont dit y a quelques jours qu’ils n’ont pas peur des Flamands et qu’une entité Wallonie-Bruxelles est viable. Alors De Wever ne va plus faire trop de concessions sur son programme !”, expliquait encore Eric Van Rompuy ce matin.
“La Belgique est dans le coma. Le patient est en (état de) mort clinique”, a constaté le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V), rappelant que “le fossé entre les 2 communautés est déjà grand depuis de nombreuses années”. Si M. Van Rompuy ne nie pas que “sur le fond, il n’y a pas de différence avec la N-VA”, son parti voulant aussi “un accord basé par exemple sur un accroissement des moyens propres, une fiscalité propre”, il n’en va pas de même concernant la forme. Il se dit “pas d’accord avec les accusations des ‘nains de jardin’”. Pour lui, “on ne peut pas employer ces mots quand on est le premier parti flamand.”
“Génération politique irresponsable” dont “les accusations personnelles” le “dégoutent”
“Les accusations personnelles à tout va me dégoutent. Je suis de plus en plus un homme politique dégouté. Alors que plus de 1000 personnes ont perdu leur emploi à Opel Anvers, j’entends ces accusations à la télé !”, s’insurgeait le député socio-chrétien. Il a regretté l’échange de petites phrases émanant tantôt de la N-VA, tantôt du PS et l’absence de discrétion de cette nouvelle génération politique qui rendent le climat détestable. “Cette génération politique est irresponsable. J’ai 60 ans et suis de la génération Dehaene. Ils ne savent plus négocier. Ils le font par les médias. On ne discute pas de l’avenir du pays comme ça”, regrettait-il.
Repartir à zéro ? Non
Concernant justement la sortie médiatique de Bart De Wever hier, qui annonce à la presse et donc au pays ses intentions avant même d’en aviser les autres partis dans la négociation, M. Van Rompuy précise qu’il “n’a pas concerté le CD&V”. D’ailleurs, le CD&V n’est pas d’accord avec le discours du parti qu’ils soutiennent depuis les dernières élections. “Sa déclaration comme quoi le tableau est effacé, ce sont ses paroles, pas les nôtres. On croit qu’il y a un certain acquis à plusieurs niveaux.”
“C’est à De Wever de prendre ses responsabilités”
L’élu CD&V a finalement assuré que son parti “ne prendra pas d’initiative. C’est à Bart De Wever et au PS de prendre à nouveau des initiatives. J’entends comme noms Louis Michel et Vande Lanotte, mais je crois que c’est à Bart De Wever de prendre ses responsabilités.”
Il terminait l’entretien par un phrase qui résume bien l’opinion des Belges, politiciens ou non, à l’heure actuelle: “Personne ne sait où ca va aboutir.”